Qu’est-ce que la Sophrothérapie ?

Une spécialisation pour donner une nouvelle dimension à l’accompagnement des sophrologues

« Ut conscientia noscatur »

« Pour que la conscience soit connue »

était la devise du fondateur de la Sophrologie Alfonso Caycedo

La sophrologie, une approche globale de l’être humain

La sophrologie est une méthode permettant de développer une personnalité plus harmonieuse, par la conscience de soi et le renfort des structures positives de notre être.

Elle est aujourd’hui définie comme une pratique psychocorporelle et, si elle ne constitue pas une science dure au sens académique du terme, elle s’inscrit principalement comme une pratique d’accompagnement liée aux sciences de la santé et aux sciences humaines et sociales.

Ses domaines d’application sont très larges : santé et prévention, éducation, social et développement personnel. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles en France a validé son insertion dans le secteur de l’aide à la personne.

Particulièrement prisée dans la gestion du stress, la régulation émotionnelle et le développement de l’intelligence émotionnelle, la sophrologie permet de développer cette compétence psychosociale fondamentale considérée par l’OMS comme un pilier du bien-être et un indicateur de santé mentale.

Dans sa philosophie comme dans ses fondements, elle accueille l’expérience vécue du sujet sans jugement, en considérant l’être humain dans sa globalité, comme une unité psychosomatique.

De la sophrologie à la sophrothérapie : un approfondissement naturel

La sophrologie se centre sur la demande exprimée par le consultant. Pour construire son accompagnement, le sophrologue enrichit son anamnèse au fil des rendez-vous. Or, cette anamnèse peut mettre en lumière des situations complexes : traumatismes, phobies, troubles anxieux sévères, troubles de la personnalité ou de l’humeur.

Fortement représentée en France, la sophrologie confronte ainsi régulièrement les sophrologues à des demandes qui dépassent le cadre de leur formation initiale. Face à ces situations, le sophrologue peut rapidement se sentir démuni. Que doit-il faire ?

C’est là que la sophrothérapie trouve sa place.

La sophrothérapie, un outil de professionnalisation

Outil de professionnalisation et de renforcement des compétences, la sophrothérapie offre une grille de lecture aux plans psychologique et psychopathologique, permettant de qualifier et circonscrire la demande et son contexte. Elle apporte les connaissances de base en psychopathologie nécessaires pour affiner la compréhension des troubles psychiques, repérer ce qui ne peut pas être suivi en cabinet, et réorienter le consultant vers les professionnels de santé mentale adaptés le cas échéant.

La sophrothérapie permet également d’ajuster l’accompagnement du sophrologue dans le respect de la temporalité et des possibles de chaque consultant.

Un changement de posture pour une meilleure compréhension des structures et des troubles psychiques

La sophrothérapie invite le sophrologue à enrichir sa pratique de relation d’aide. Celle-ci va au-delà de la simple application de techniques : elle implique une qualité de présence, une écoute fine de la souffrance exprimée et une conscience des dynamiques qui se jouent dans la relation d’accompagnement.

Pratique de relation d’aide, la sophrothérapie offre aux sophrologues de travailler leur posture et leur écoute pour une meilleure compréhension des structures et des troubles psychiques, mais aussi des phénomènes de résonance, de projection et des enjeux transférentiels et contre-transférentiels. L’objectif est de maintenir et préserver la dynamique de l’alliance thérapeutique dans la relation à l’Autre.

C’est ce changement de posture qui permet au sophrologue de trouver sa juste place et de s’inscrire véritablement dans une démarche complémentaire aux soins.

Un accompagnement complémentaire, jamais substitutif

La sophrothérapie peut venir en accompagnement d’une prise en charge sur l’anxiété, la dépression, le stress post-traumatique, les phobies ou les addictions — en complémentarité d’un suivi médical, psychiatrique ou psychologique. Elle permet d’éclairer la symptomatologie, non pour réduire l’Autre à son symptôme, mais pour l’accueillir dans sa globalité, dans une approche phénoménologique, existentielle et profondément humaine.

Il est essentiel de rappeler que la sophrothérapie n’a pas vocation à remplacer une prise en charge médicale ou psychothérapeutique. Elle permet au sophrologue de mieux comprendre pour mieux accompagner ou orienter.

Le programme de sophrothérapie de l’ISSP

Le cycle de sophrothérapie de l’ISSP intègre des connaissances en psychopathologie et propose d’aborder les thèmes suivantes :

  • Psychotraumatologie
  • Troubles anxieux
  • Les phobies et les TOC
  • Troubles de l’humeur (anxiété et dépression)
  • Troubles de la personnalité
  • Troubles addictifs
  • Troubles du comportement alimentaire
  • Troubles de l’attachement

Il s’enrichit également de modules transversaux essentiels à la pratique :

  • La psychologie positive
  • La relation d’aide
  • La psychosomatique

La sophrothérapie : ce qu’il faut retenir

Outil de professionnalisation, la sophrothérapie offre aux sophrologues les connaissances nécessaires pour exercer au mieux leur activité. Le cycle de formation en sophrothérapie permet de mieux comprendre, mieux accompagner et mieux orienter les personnes en demande d’aide